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Cérémonie du 11 novembre

Mes chers concitoyens, Mesdames, Messieurs, chers amis, 

Nous sommes réunis aujourd'hui pour commémorer le 100ème anniversaire de l'Armistice qui a marqué le 11 Novembre 1918, la fin de la Première Guerre mondiale.

Le 11 novembre 1918, la France et l'Allemagne signent l'armistice. Il est 5h15.

Mais les hostilités ne cessent pas immédiatement, car l'état-major français décide d'attendre symboliquement onze heures, en ce onzième jour du onzième mois, pour faire taire la fureur des combats.

À 10h50, soit 10 minutes avant la fin des hostilités, le soldat de première classe Augustin Trébuchon tombe au combat à Vrigne-Meuse dans les Ardennes d'une balle en pleine tête. Trébuchon, 40ans, dernier poilu tué sur le front occidental. Mais comme les autres combattants de cette "der des ders", il fut déclaré mort le 10 novembre, et non le 11. "Comme si les autorités militaires avaient choisi d'effacer des mémoires les derniers morts".

Les allemands savaient déjà depuis l'été 1918 qu'ils allaient perdre la guerre car la France et ses alliés ne cessaient de gagner du terrain. Le gouvernement allemand, poussé par l'état-major, demande l'armistice. Ils estiment  qu'il est préférable de le négocier tant qu'il reste des troupes allemandes sur le sol français. Cela permet à l'état-major de se cacher derrière les politiques et éviter d'arriver jusqu'à la capitulation. Cela permettra aux militaires allemands d'accuser les civils de les avoir trahis et d'avoir causé la défaite. C'est le début de l'idée d'ennemi de l'intérieur. Ce thème sera d'ailleurs repris et exploité par Adolf Hitler. Nous connaissons malheureusement la suite…

Pour la France un simple chiffre : 27% des hommes entre 18 et 27 ans sont morts. Peu de familles françaises ont été épargnées par ces quatre années de guerre.

Nous sommes la dernière génération à avoir entendu le récit de cette guerre par ceux qui l'on faite. Que signifiera-t-elle dans 50 ans ? Il faut s'interroger clairement et sans tabou sur la valeur, l'utilité, la symbolique de ce jour sans école pour les enfants, de ce jour férié pour les adultes.

La réponse est assez simple, pour ma part : montrer ce que des citoyens ont pu faire pour conserver leurs institutions, leurs coutumes, leurs lois. Montrer que pour cela, des millions de gens sont allés au bout de leur souffrance, au bout de leur courage, au bout de leur sacrifice. 

Commémorer, c'est faire de l'éducation civique, de la pédagogie citoyenne. L'histoire d'un pays, c'est le ciment de son unité et la guerre de 14-18 est l'instant le plus fort de l'unité d'un peuple. C'est pour que nos enfants ne soient pas infirmes de leur passé. À l'heure où des esprits mal inspirés restreignent l'enseignement de l'Histoire à l'école, nous devons, à fortiori, continuer de rendre hommage à nos morts. Les générations de demain doivent savoir qu'il fut un temps où des Français se battaient pour ne pas tomber sous le joug d'une puissance étrangère, pour rester libres de leur destin, tout simplement! Qu'importe que ces Français soient les ancêtres ou non de ces futures générations, ils demeurent le lien vertical qui nous relie à la mère patrie, à notre mémoire commune.

Dans notre belle devise nationale, il y a le mot "fraternité", et pour être frères, il faut au moins un père ou une mère commune. Cette mère commune, c'est la France, et peu importe qu'elle soit une mère de sang ou une mère adoptive, elle est celle qui nous unit par le cœur et par l'esprit, par l'attachement charnel à notre terre et par la volonté d'être fidèles à nos valeurs. L'Histoire n'est pas qu'une discipline scolaire, elle n'est pas non plus qu'une opinion, elle est surtout la mémoire d'un peuple. Et un peuple sans mémoire se laisse guider comme un enfant sans repère ni expérience. Alors, plus que jamais, restons attachés à notre Histoire, apprenons là et soyons-en fiers. Continuons d'honorer nos morts parce qu'ils ont, par le sacrifice de leur vie, un droit sur la nôtre.

La première Guerre mondiale, c'est l'histoire d'une des plus grandes souffrances humaines. Et c'est au nom de l'homme, de tous les hommes, qu'il s'agit, par simple amour de la vie, d'en garder la mémoire. Et tous les ans, un jour n'est pas de trop pour faire vivre un souvenir comme celui-là.

Gloire à jamais au Poilu de la Grande Guerre, qui a sauvé la France. Que son exemple soit toujours présent à l'esprit de ses descendants. Que, comme lui, ils détestent la guerre, le plus atroce des fléaux. Mais, comme lui, qu'ils soient prêts à sacrifier leur vie pour leur pays. Ce sera le meilleur moyen d'écarter la guerre, hélas toujours possible.

Je vais  maintenant nommer les Fabasiens tombés au combat et vous enchainerez après chaque nom par " mort pour la France "

Felix St SERNIN - J-Marie BENDEGES - Camille LAVAL - J-Marie FRAYSSE - Antoine BEDEL - André BENDEGES - Arnaud MURAT

Vive la liberté, vive la paix.