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Cérémonie du 11 novembre

Mes chers concitoyens, Mesdames, Messieurs,
Chers enfants et Chers amis,

Quatre-vingt-dix-neuf années ont passé depuis cette fin de matinée où, ce 11 novembre 1918, à 11h, sur le front, les clairons ont surgi pour sonner le cessez-le-feu. Un conflit de quatre ans et demi s’achevait alors.
Cette année, nous célébrons plus particulièrement le centenaire de 1917. Après trois ans de conflit, c’est l’année de la « fatigue des peuples » mais aussi le tournant de la guerre.

Le 16 novembre 1917, il y a presque cent ans, au milieu de la tempête, Georges Clemenceau était appelé à former le gouvernement. Président du conseil et ministre de la guerre, à 76 ans, il appelle à la « guerre intégrale » et remobilise la Nation et les armées avec l’obsession de mener la France à la victoire. 

Si en France il ne reste plus aucun survivant du front, la mémoire qui a été transmise au fil des ans reste intacte. Tous ceux qui vécurent cette période et qui revinrent des combats, à jamais changés, à jamais marqués, pour certains à jamais brisés, exprimèrent le souhait de raconter et de témoigner.

Du 11 novembre 1918, on retient surtout que ce fut une date synonyme d’espérance ; d’espérance en une Europe retrouvée, une Europe qui avait pris, pensait-on alors, conscience de la tragédie ; une Europe qui souhaitait se reconstruire en paix.

Mais au lendemain de la guerre, alors que l’Europe avait une chance de se reconstruire dans la paix, le traité de Versailles allait distiller progressivement le poison nouveau du fascisme et du totalitarisme.

Nous connaissons, pour la plupart, le bilan de cette guerre. Mais il n’est pas inutile de le rappeler.
Les chiffres sont éloquents : 10 millions de morts au total (soit 6000 morts par jour, l’équivalent d’une ville comme Fronton) ; 6 millions de mutilés. La France sortit meurtrie et humainement ruinée de ce conflit. 1,4 millions de morts dont 300 000 victimes civiles. 600 000 veuves et autan d’orphelins. Plus de 3 millions de blessés, 600 000 invalides, 300 000 mutilés et amputés, 42 000 aveugles et 15 000 gueules cassées.

Cette saignée s’accompagna d’un déficit considérable de naissances, estimées pour la France à plus d’un million. Il s’en suivit une stagnation démographique et un vieillissement de la population.

Fabas déplore 7 morts  lors de cette guerre: environ 3% de sa population. En 1912 la commune comptait 220 habitants, à la sortie de la guerre la population avait diminué de 33 personnes. 

Victimes indirectes de la guerre, des centaines de milliers d’enfants en portent les séquelles et se retrouvent orphelins. Ils grandiront seuls ou au sein de familles incomplètes marquées à jamais par la perte. C’est pour leur permettre de vivre dignement que l’Etat crée le 27 juillet 1917 le statut de « pupille de la Nation ». Destiné à l’origine aux orphelins de guerre, il est étendu aujourd’hui aux orphelins d’un parent tué en opération militaire extérieure ou lors d’un attentat terroriste.

En ce jour du 11 novembre, depuis la loi de 2012, nous rendons hommage à l’ensemble des morts pour la France. A ceux tombés lors de la Grande Guerre, lors de la Seconde Guerre mondiale, lors des guerres de décolonisation, à ceux tombés hier et aujourd’hui, lors de nos opérations extérieures partout dans le monde, la Nation reconnaissante rend hommage et perpétue l’indispensable mémoire.

Vive la république ! Vive la France !